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7 January 2004

Masterisons

De quoi ai-je besoin pour cette étape ?

  • Un logiciel audio disposant d’un compresseur, d’un égaliseur, et de divers traitements, et capable d’encoder en MP3 (Wavelab, ça le fait)
  • de laisser passer un peu de temps entre le mixage et le mastering

Le principe du mastering, c’est de faire en sorte que la production finale soit "écoutable" et cohérente par rapport à un ensemble. S’il s’agit de votre première aventure, comparez par rapport à ce qui se fait chez les autres. Essayez de faire sonner votre aventure aussi bien que celles des autres.
Les modifications s’opèrent sur l’export audio fait à la fin du mixage. A ce stade, vous ne travaillez donc plus sur un document mutipistes, mais sur un fichier audio en stéréo (2 pistes).

Ne commencez pas le mastering tout de suite. Reposez vous les oreilles, plusieurs heures passées à écouter votre aventure pendant le mixage, surtout si vous le faites au casque, ça fatigue les oreilles. Si vous n’avez pas les "oreilles fraîches", vous ne serez pas en état de juger de la qualité du rendu final. J’essaie pour ma part de laisser passer une bonne nuit de sommeil.

Ce qu’il y a à faire en général :

  •  globalement, remonter le niveau sonore, avec un compresseur (encore un...), un leveler, un puncher (un densificateur), ou autre. Attention, faites ça avec parcimonie et subtilité car on a vite fait de faire saturer ou de dénaturer le mixage.
  •  égaliser le mixage final pour ajouter ou retirer un peu de grave, de medium, ou d’aigü. Attention, il ne s’agit pas de tourner les potards comme un sagouin, le mastering, c’est de l’horlogerie, c’est fin et subtil (je sais je l’ai déjà dit).
  •  Travailler un peu l’image stéréo, si vous avez un Stereo Exander ou un truc du genre qui ouvre le champ stereo, utilisez en un peu, c’est plaisant. Ca éclaircit le mix.
    Quand vous êtes satisfait du résultat, créez un nouveau fichier sans écraser le mix original. Car si le lendemain vous vous apercevez que c’est complètement pourri, vous pourrez toujours repartir de l’ancienne version sans avoir à re-exporter le mixage. Vous pouvez aussi faire plusieurs versions masterisées et choisir un peu plus tard celle qui vous convient le mieux, ou partir de la meilleure et l’améliorer au fur et à mesure.

    Si vous pouvez, sauvez vos réglages de mastering dans un fichier, pour les rappeler dans les futurs épisodes. Même si vous retouchez quelque peu certains paramètres, les sauver sous forme de preset vous garantit au moins d’être assez cohérent sur le plan du son entre les différents opus de votre aventure.

    PNG - 201 ko
    On masterise
    Ca ressemble à ça dans la vraie vie

    Important : Comparez votre aventure avec d’autres productions équivalentes : Un Pérusse, un Naheulbeuk, ou un Survivaure que vous aimez bien. Vous vous rendrez compte tout de suite si vous faites fausse route.
    Si les productions des autres vous paraissent sourdes, c’est sans doute que la vôtre est trop aigüe et/ou brillante. A l’inverse, si les autres productions vous paraissent très cristallines, c’est sûrement qu’il vous manque un peu d’aigüs chez vous. Dans ce cas, attention. La solution n’est peut-être pas d’ajouter bêtement de l’aigü. Vous risqueriez sans doute de n’ajouter que du souffle (là où il n’y a pas d’aigüs à la base, un égaliseur ne peut pas grand chose...). Voyez si vos prises de son ne sont pas simplement trop sourdes à cause de votre micro. Ou peut-être avez-vous égalisé un peu violemment à l’enregitrement en retirant trop de choses... Le mastering, c’est un peu Le Jugement Dernier ;-) A ce stade, on peut très bien se rendre compte que tout est à mettre à la poubelle, ce que je ne vous souhaite évidemment pas.

    Pour éviter ça, n’oubliez pas d’écouter souvent les productions des autres pendant que vous réalisez vos propres aventures. Cela vous aidera à ne pas foncer tête baissée dans le mur. Il n’y a pas de honte, tout le monde fait ça. Dans l’industrie musicale, c’est très courant. Pourquoi pas dans l’industrie des conneries audio en MP3 ? Smile

    Utilisez un bon casque et pensez à écouter aux enceintes à différents niveaux sonores, faible, fort, ... Ecoutez sur votre PC, gravez une version sur un CD, écoutez le sur une chaîne HIFI, dans votre voiture, etc. Si ça sonne bien partout, alors vous tenez un bon mastering.

    Faites écouter à vos amis avant de mettre en ligne. Ils pourront peut-être détecter des imperfections que vous n’aviez pas entendues (ou que vous ne vouliez pas entendre...). Evidemment, s’ils vous disent qu’ils n’aiment pas l’histoire, vous êtes mal Smile

    Voilà, c’est terminé, plus qu’à encoder en MP3, et à mettre sur votre site.

    Mais gardez à l’esprit que malgré toutes les explications données ici, tout cela est loin d’être évident à faire, y compris pour moi, et que si vous avez des difficultés, c’est tout à fait normal. Tous les conseils du monde ne vous permettront peut-être pas de parvenir au résultat que vous cherchez, mais j’espère qu’avec ces conseils, vous pourrez vous en approcher un peu plus qu’avant.

    On termine avec un Exemple : un extrait de l’épisode 4

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